Junkz (nouvelles)

« Avec  Junkz  tu persistes et signes dans ton rôle d’écrivain de la lose et des losers. Ce style acéré à l’humour corrosif décrit avec netteté et lucidité le cauchemar du quotidien. Y a de quoi ébouriffer les perruques des poseurs et des imposteurs ! Enfin bref, ça claque quand tu donnes la parole aux mal-logés, aux mal-élevés, aux mal-éduqués, aux mal-aimés, aux mal-baisés […] aux laissés pour compte de la normalité. »

« Ce que j’ai le plus apprécié, c’est que dans chaque nouvelle, on ne sait jamais où le personnage qui s’y livre va nous mener mais on ne peut s’empêcher de le suivre, sans doute la preuve de ton talent de conteur qui comme il est dit en quatrième de couv. Ne se laisse pas enfermer dans un style. Une réussite »

«Un recueil de nouvelles inégales mais très bien construit. L'auteur décline le "je" à travers les âges d'une vie d'homme. de la solitude originelle du spermatozoïde à la solitude finale de l'individu moderne, 11 histoires du quotidien tout proche, juste là près de nous, cette vraie vie que nous fuyons chaque jour un peu plus à travers nos écrans, là où se mêlent toute la grandeur et toute l'horreur de l'humain. On devine que chaque mot a dû être mûrement pesé tant chacune des nouvelles touche avec précision sa cible, et j'admire particulièrement les multiples variations de styles et de langages maniées par l'auteur pour ajouter de l'épaisseur à ses personnages. Bref on n'a pas le temps de s'ennuyer et on est même garantis d'être surpris presque à chaque page. »

« Très honnêtement, j’ai beaucoup aimé certaines nouvelles, et d’autres moins. En fait, je trouve que les textes sont très différents, et je préfère largement quand tu écris un vrai récit, soit une vraie nouvelle. Je pense à l’histoire du camping […], ou encore à celle du cactus [et ] de la collègue, ou encore à METHADONE. Finalement, c’est ce que tu réussis le mieux, à mon sens, et ce qui correspond le plus exactement à l’univers de Cycle(s). J’ai un peu plus de mal avec les propos politiques ou autres. Je ne dis pas que cela soit inintéressant, simplement (« cf. « Le sens de l’histoire »), j’attends de vraies narrations. Bref… C’est subjectif! J’attends de lire la suite, ce que tu fais. J’aime bien ton style, un peu à la Ravalec. »

« J’ai fini ton recueil hier : génial ! T’as réussi à tout y mettre, de l’amour, de l’humour (bon noir d’accord mais drôle), du sexe avec et sans complexe, de la grâce et de la crasse… On y passe du rire aux larmes, de la colère à la compassion et je pense me rappeler longtemps de tes personnages devenus congénères anonymes, reflets déformés de tous ces humains déshumanisés qui nous entourent et que nous ignorons trop souvent. Bravo et merci. »

«Je découvre cet auteur par ce premier recueil et déjà, je sais que je lirai ses autres écrits. Ainsi qu'il est dit dans sa biographie, « il met souvent en scène des marginaux, des cabossés, des losers, des déglingués, dont il aime explorer les paradoxes et les secrets, comme autant de reflets de ceux de notre société. », mais ses personnages peuvent être n'importe qui : vous, moi, le voisin, la copine, la mère ou le père…
C'est ce qui donne très certainement la force des textes de Kemi Outkma, le fait qu'à chaque histoire, on pense à quelqu'un qu'on a connu, dont on a entendu parler, car oui, toutes les nouvelles ne font que raconter notre société, dans sa vie quotidienne, dans sa banalité, dans son horreur. Dans ce recueil, aucun mot n'est à couper, aucune phrase n'est de trop, tous et toutes forment l'écriture puissante de l'auteur. Elle est son arme pour nous livrer son âme, que j'imagine belle, très belle puisque, au milieu de ces écrits décrivant des actes ou des pensées terribles, j'ai trouvé de la bonté, de la compassion, je dirais même : de l'amour.
Chaque nouvelle traite d'un sujet différent, cruel, dévastateur. Mais toutes ont un lien : l'être humain dans la noirceur que la société a créée, a forgée et entretient. Je suis persuadée que l'Homme n'est pas mauvais à sa naissance, mais que ce sont les circonstances qui le font, dans la quasi-totalité des cas, devenir un monstre ou une victime. Certains penseront aussitôt : « oui, mais le libre arbitre, alors ? » Je répondrais que pour exercer celui-ci, il faut qu'il reste une possibilité d'analyse, de réflexion. Or dans les sujets que traite l'auteur, toute la place est prise par l'horreur, par l'inexorabilité de l'acte.
Je vous invite à visiter le site internet de Kemi Outkma : https://kemioutkma.wordpress.com où il se dévoile et me conforte dans la vision que je me fais de lui : un homme qui a beaucoup vécu, qui a souffert, et qui cherche à expurger le monde de la noirceur dans laquelle nous nous complaisons. »

« Je vois ton recueil comme un voyage, ou plutôt un genre de descente en spirale à travers des sentiments humains, des traumas, etc. »

« Junkz, tout est dans le titre, c’est le musée des horreurs, la foire aux monstres, les poubelles de notre civilisation, un catalogue précis et malheureusement non-exhaustif des maladies dont souffre notre époque. »

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